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de classe
Guide / Le cœur du métier

👤 Profils et contraintes

Bavard, PAP, problème de vue, besoin d'allée, binômes à former ou à séparer : ce que chaque case déclenche réellement dans le calcul.

Voici le chapitre qui fait la différence entre un plan aléatoire et un plan qui tient. Tout se joue dans la fiche élève, qu'on ouvre en cliquant sur un nom dans la liste ou sur une place occupée.

Sur un grand écran, la fiche s'ancre à droite et le plan se rétrécit à côté : vous voyez la salle pendant que vous réglez les contraintes, ce qui est précisément le moment où elle est utile. Sur un écran plus étroit, elle s'affiche au centre. Dans les deux cas, les chevrons de l'en-tête — avec le rang « 3 / 28 » — passent d'un élève au suivant sans jamais refermer la fiche.

Un clic fait deux choses

Cliquer un élève dans la liste ouvre sa fiche et le prépare au placement : touchez ensuite une place libre, il s'y installe. Vous pouvez aussi le faire glisser directement de la liste vers la place.

La bonne méthode

Ne remplissez pas les 24 fiches d'un coup. Renseignez les cinq ou six élèves qui posent réellement problème, lancez AUTO, et complétez au fil des semaines quand vous découvrez quelque chose. Un profil vide n'est pas une erreur : c'est simplement un élève sans contrainte.

Genre et stature

Le genre sert à deux choses : la couleur des tables, qui rend le plan lisible en un coup d'œil depuis le bureau, et une légère préférence pour alterner les voisins. « Légère » est le mot juste : cette préférence pèse 50 points, contre 100 000 pour une vraie contrainte. Elle ne fera jamais séparer un binôme que vous avez demandé.

La stature (petit / grand) évite qu'un élève petit se retrouve derrière un élève grand. C'est une préférence de confort, à 5 000 points : respectée quand c'est possible, sacrifiée sans hésiter face à un PAP.

Les quatre besoins particuliers

OptionEffet exact
PAP / PPRE L'élève doit être aux rangs 1 ou 2. Contrainte forte.
Problème de vue Identique au PAP : rangs 1 ou 2. C'est une option distincte pour que vous puissiez les distinguer d'un coup d'œil, sans mélanger un aménagement pédagogique officiel avec « il a oublié ses lunettes ».
Besoin d'allée L'élève doit avoir une allée immédiatement à gauche ou à droite. Pour un élève en fauteuil, un élève qui sort souvent (protocole médical, soins infirmiers), ou celui qu'accompagne une AESH.
Bavard Aucun autre bavard en contact : ni à côté, ni devant, ni derrière, ni en diagonale, ni de l'autre côté d'une allée.

Le piège des bavards

Si vous cochez « bavard » pour douze élèves sur vingt-quatre, la contrainte devient mathématiquement impossible : dans une grille classique, on ne peut pas isoler douze cases sans qu'aucune ne se touche. L'algorithme fera de son mieux, puis vous listera les paires restantes.

Réservez cette case aux véritables cas. Trois à cinq par classe, c'est déjà beaucoup — et c'est souvent plus efficace que d'en cocher la moitié.

Les relations de voisinage

C'est ici que réside la vraie valeur de l'outil, celle qu'aucun tableur ne remplace. Deux listes dans la fiche élève :

Placer à côté de

Le binôme qui fonctionne, le tuteur et son tutoré, l'élève allophone à côté d'un camarade qui parle sa langue, l'élève anxieux à côté de son repère. L'élève doit être immédiatement à gauche ou à droite — pas devant, pas derrière, pas en diagonale.

Ne pas placer à côté de

Les deux qui ne travaillent jamais ensemble, le conflit de la récréation, les cousins. Contrainte plus large que la précédente : l'algorithme écarte les huit cases autour, diagonales comprises, et regarde même de l'autre côté d'une allée.

Les relations sont réciproques

Marquer « Hugo ne doit pas être à côté de Jules » l'inscrit automatiquement dans les deux fiches. Vous n'avez jamais à saisir la même chose deux fois, et les deux fiches ne peuvent pas se contredire.

Quand deux contraintes s'excluent

C'est fréquent, et ce n'est pas grave. Un exemple concret :

Alice est PAP (rangs 1-2). Elle doit être à côté de Sarah. Sarah doit être séparée de Léa, qui est elle-même PAP et a besoin d'une allée. Votre salle n'a qu'une allée, et quatre places aux deux premiers rangs qui la bordent.

Selon la géométrie, il n'existe peut-être aucune solution. L'application ne va pas inventer un compromis en silence : il place au mieux, puis affiche exactement ce qu'il n'a pas pu tenir, avec les prénoms.

À vous de trancher — c'est une décision pédagogique, pas un problème d'informatique. Trois issues possibles : desserrer une contrainte, ajouter une allée, ou accepter le point signalé.

Les observations

Un champ libre par élève : « TDAH, a besoin de la fenêtre », « lunettes oubliées une fois sur deux », « ne pas mettre au fond, décroche ».

Ce texte n'est pas lu par l'algorithme. Il est là pour vous, et pour le collègue avec qui vous partagez la classe. Il est chiffré comme les noms.

Ce que vous notez engage votre responsabilité

« PAP » et une observation de santé sont des données sensibles au sens du RGPD. Restez sur le besoin pédagogique — « doit être devant » — plutôt que sur le diagnostic — « dyslexique sévère, suivi au CMPP ». L'algorithme n'a besoin que du premier, et vous n'avez aucune obligation de consigner le second dans un plan de classe. Le chapitre sur les données détaille ce point.

L'historique des voisins

En bas de chaque fiche, l'application liste les élèves à côté desquels celui-ci a déjà été assis, plan par plan. Très utile en conseil de classe, ou quand un parent demande pourquoi son enfant est « toujours à côté du même ».

À tester tout de suite

Sur votre propre classe : cochez « bavard » sur trois ou quatre élèves, relancez le placement automatique, et regardez le plan se réorganiser. Rien n'est perdu — l'annulation ramène l'état précédent.